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Caccini

Jacopo Peri dans le rôle d'Orphée
Jacopo Peri dans le rôle d'Orphée

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Famille de musiciens italiens.

Giulio, dit Giulio Romano, compositeur, luthiste et chanteur (Rome v. 1550 – Florence 1618). Il apprit le chant à Rome avec Scipione del Palla et entra au service des Médicis à Florence, peut-être dès 1565. Il fut, avec son collègue J. Peri, l'un des membres fondateurs de la célèbre Camerata fiorentina, groupe de poètes et musiciens se réunissant chez le comte Giovanni de'Bardi, surtout pendant les années 1570. De leurs discussions et de leurs expériences naquit peut-être l'opéra, mais d'abord une nouvelle utilisation dramatique de la musique, qui mettait en valeur le texte selon la conception qu'avait l'homme du xvie siècle de la tragédie grecque. Il en sortit ce que l'on appela le stile rappresentativo, en réaction contre la polyphonie vocale qui, malgré des tendances homorythmiques, ne facilitait pas la compréhension des paroles chantées.

On attribue généralement à Caccini ou à Peri l'invention du style récitatif, où la musique conserve le rythme naturel du langage parlé, avec un accompagnement instrumental destiné à fournir un simple soutien harmonique aux « passions » exprimées (Ho sempre procurata l'imitazione dei concetti delle parole, Caccini, Nuove Musiche).

En 1600, Caccini composa le Rapimento di Cefalo à l'occasion du mariage de Marie de Médicis avec Henri IV. Seul un chœur final subsiste, publié dans le plus connu des recueils du compositeur, les Nuove Musiche (Florence, 1602). Renfermant des madrigaux et des airs pour voix seule, cet ouvrage constitue, tout particulièrement dans sa préface, une source précieuse pour notre connaissance de l'art du chant virtuose à l'époque de Caccini. Son opéra Euridice fut représenté à Florence en 1602 et, en 1614, parut un second livre de Nuove musiche e nuove maniere di scriverle.

La cour des Médicis résonnait non seulement des passaggi de la belle voix de Giulio Romano, mais pouvait apprécier aussi les voix de sa famille (sa femme et ses deux filles).

Francesca, chanteuse, claveciniste et compositeur (Florence 1587 – Lucques [ ?] v. 1640). Fille du précédent, elle a composé des airs à 1 et à 2 voix (1618), des pièces isolées et un ballet.