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Alfred Bruneau

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur français (Paris 1857 – id. 1934).

Sa mère était peintre ; son père, violoniste et éditeur de musique. Entré au Conservatoire de Paris en 1873, il obtint un premier prix de violoncelle en 1876, travailla la composition avec Massenet et remporta le second grand prix de Rome en 1881. Après avoir abordé le théâtre lyrique, en 1887, avec Kerim, il se lia avec Émile Zola et tira d'un roman de ce dernier, le Rêve, un opéra-comique créé salle Favart en 1891. Influencé par le naturalisme littéraire, Bruneau résolut de le transplanter dans l'opéra et précéda dans cette voie Gustave Charpentier, choisissant ses héros parmi les humbles, paysans, ouvriers, soldats. D'abord surpris, le public se laissa conquérir par la sincérité de l'écriture de Bruneau et la noblesse des sentiments exprimés. Il imposa les personnages de Zola sur les scènes de l'Opéra-Comique et de l'Opéra avec l'Attaque du moulin (1893), Messidor (1897), l'Ouragan (1901), l'Enfant-Roi (1905). Après la mort de Zola, il se laissa tenter par des sujets pleins d'humour (le Roi Candaule, 1920) et par un drame historique de Victor Hugo (Angelo, tyran de Padoue, 1928).

Le langage musical de Bruneau est simple et clair, mais lyrique, capable d'une grande vigueur, avec un don particulier pour évoquer la nature (forêt de l'Attaque du moulin, blés mûrs de Messidor, féerie du Paradou dans sa musique de scène pour la Faute de l'abbé Mouret de Zola). À ses œuvres théâtrales, il faut ajouter quelques pièces symphoniques et de belles mélodies. Bruneau eut aussi une importante activité de critique et de musicographe.