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Robert Ashley

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur américain (Ann Arbor, Michigan, 1930).

Il étudie la composition à l'université du Michigan et à la Manhattan School of Music de New York (Master of Music, 1954). Collaborateur du Space Theatre, créé par le peintre Milton Cohen, cofondateur, avec le compositeur Gordon Mumma, de l'association ONCE, destinée à promouvoir un art syncrétique, Ashley s'est affirmé, depuis ses débuts, comme un auteur multimédia doublé d'un « performer ». Il utilise la vidéo, l'électronique et l'ordinateur pour réaliser une approche globale des phénomènes artistiques ayant une existence temporelle (bruits, gestes, paroles, sons). Son écriture vocale avoue les origines les plus diverses, du blues au Sprechgesang, de la chanson au sermon religieux. Reflet de ces préoccupations, l'opéra pour télévision Perfect Lives (1978-1984) évoque, avec les moyens des médias de masse, les animateurs de ces médias, dans un style où le théâtral se mêle au quotidien le plus banal et où l'action scénique se confond avec la vie propre des interprètes et des spectateurs (Ashley est souvent l'interprète de ses propres partitions, notamment vocales). Le compositeur traite l'actualité d'une manière volontairement immédiate, rudimentaire ; son style est proche de celui de la musique minimaliste, mais ce quotidien est en quelque sorte mythifié, dans un esprit très américain rappelant la littérature d'un John Dos Passos, comme dans l'opéra Improvement (Don Leaves Linda), élément d'une tétralogie C Now Eleanor's Idea), dont l'élaboration doit s'étendre sur plusieurs années. Ashley a écrit d'autres opéras (That Morning Thing, 1967 ; Strategy, 1984 ; My Brother Called, 1989), des pièces de « théâtre électronique » (Kityhawk, 1964), des pièces « multimédia » (In Sara, Mencken, Christ and Beethoven, There Were Men and Women, 1972).