En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Arne

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Famille de musiciens anglais.

Thomas Augustine (Londres 1710 – id. 1778). Avec W. Boyce, il est le plus important compositeur anglais de son époque, et son œuvre fait date dans l'histoire de l'opéra de son pays. Travaillant le jour chez un notaire, il s'exerçait la nuit sur une épinette introduite en cachette dans sa chambre, car son père ne voulait pas qu'il devînt musicien. Il triompha néanmoins de la volonté paternelle et, pour son premier opéra, choisit un texte d'Addison pour écrire une Rosamond. Il composa ensuite des opéras, des masques et de la musique d'église. Pour les représentations des pièces de Shakespeare au Dury Lane, il composa de nouvelles mélodies pleines de charme, par exemple, pour As you like it, Under the Greenwood Tree et Blow, blow thou Winter Wind. Sa chanson la plus célèbre reste Where the Bee sucks (dans The Tempest) ; réunis, ses airs remplissent 20 recueils.

T. A. Arne naquit au moment où Haendel s'établissait en Angleterre. Jusqu'à nos jours, sa musique, fraîche, spontanée et originale, a souffert du voisinage écrasant de son aîné. Pourtant, c'est lui, et non Haendel (à l'exception de Semele, 1743), qui continua la tradition de l'opéra anglais après Purcell. Citons Thomas and Sally (1733) et Alfred (1740) dont un passage du final, le Rule, Britannia !, est resté l'une des mélodies patriotiques les mieux connues en Angleterre. T. A. Arne ne négligea pas la musique instrumentale, écrivant des sonates pour le clavecin, des ouvertures et des concertos pour orgue. Il faut mentionner également ses deux oratorios, Abel (1744) et Judith (1761).

Michael, fils du précédent (Londres 1740 – id. 1786). Il composa de la musique théâtrale, se ruina pour essayer de découvrir la pierre philosophale, puis revint à la composition. Pendant quelques années, il dirigea les oratorios de carême à Londres.