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variétés populaires

(quyi)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

C'est le nom générique des formes contemporaines de la littérature orale chinoise, littérature de spectacle qui n'existe qu'avec un public et des interprètes. Dès 1938, Mao Zedong proclame la nécessité de privilégier les « formes nationales », lesquelles permettent seules la communication avec les masses paysannes incultes : la littérature orale se trouve ainsi dynamisée dans ses genres les plus divers représentant tout l'éventail des cultures locales. L'inventaire de ces genres distingue quelques grands types de base : les tanci, ballades chantées avec accompagnement de cordes ; les dagu, contes rythmés par le tambour ; les kuaiban, récits au son des claquettes ; les xiangsheng, dialogues comiques ; les livrets de théâtre d'ombre, piyingxi, ou de marionnettes, mu'ouxi... Les thèmes proviennent soit de textes classiques (Roman des trois royaumes, Au bord de l'eau...), soit de légendes (le Serpent blanc). À partir de 1957, lorsque, au lendemain des Cent fleurs, le mouvement de rectification exige le rejet des thèmes dits « féodaux », les écrivains sollicités par le Parti sont invités à exploiter de nouveaux thèmes et à créer de nouveaux héros : Zhao Shuli, Lao She collaborent à ce renouveau. La Révolution culturelle, en imposant un vide artistique absolu, bâillonne les auteurs-interprètes de ces variétés populaires : la revue Quyi (Variétés populaires), suspendue en 1966, ne reparaît qu'en 1979 ; la transmission orale étant aussi longuement interrompue, et les recueils édités étant rares, la survie du genre risquait d'être compromise. Mais radio et télévision assurent un relais efficace, tout au moins en ce qui concerne les xiangsheng, et le goût du public chinois pour les contes et légendes venus du passé demeure vivace.