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littérature urdu

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

L'urdu fut d'abord utilisé par les mystiques, dans un premier ouvrage en prose, l'Ascension des amants de Gesudaraz (1421), puis dans la poésie à Bijapur et à Golconde, dans le Deccan ; à la fin du xviie s., Aurangabad est le principal centre littéraire avec Wali (1668-1744), maître du rhazal, qui établit une tradition fortement inspirée, tant au niveau de la versification qu'à celui des thèmes, par l'arabe et le persan. La poésie connaît ensuite son apogée à Delhi, puis à Lucknow, où l'urdu a supplanté le persan vers le milieu du xviiie s. Les principaux poètes de l'école de Delhi forment les « quatre piliers de l'urdu » : Mazhar, Sauda, Mir et Dard. L'école de Delhi connaît son apogée au xixe s. avec Zauq (1759-1854), Zafar (1775-1862) et le célèbre Ghalib (1797-1869). La mutinerie de 1857 marque un tournant dans la littérature de l'Inde musulmane. Les principaux poètes sont Azad (1834-1910) et Hali (1837-1914). La prose se développe au xixe s. à partir de Fort William College à Calcutta, d'inspiration religieuse malgré le mouvement réformiste de sir Sayyid Ahmad Khan orienté vers l'histoire et la critique littéraire avec Shibli (1857-1914). Le xxe s. est dominé par Iqbal (vers 1873-1938), poète et philosophe. Parmi les romanciers les plus connus, citons Prem Cand et Aziz Ahmad. Depuis la partition, l'urdu est resté la langue des musulmans de l'Inde et s'est particulièrement développé autour de l'université Osmania et de l'association pour le développement de l'urdu de Maulvi Abdul Haq à Hyderabad.