En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

littérature mandéenne

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Le mandéen, dialecte araméen oriental, est la langue d'une littérature gnostique (mandâ correspond au grec gnôsis) qui exprime la doctrine d'une secte religieuse caractérisée par la pratique fréquente du baptême et le syncrétisme. Le mandéisme présente de grandes ressemblances avec le johannisme (les missionnaires des xvie-xviie siècles parlaient des « chrétiens de saint Jean »), mais intègre en même temps des influences babyloniennes, persanes et manichéennes. La littérature mandéenne repose sur trois livres principaux dont les différents éléments ont été écrits entre le viie  et le xe s. Le Ginzâ (Trésor) comprend les 18 traités de cosmogonie et de morale du Ginzâ de droite et les 94 pièces du Ginzâ de gauche, qui décrivent le voyage de l'âme dans l'au-delà. Le Sidrâ de Yahyâ (Livre de Jean) rassemble une évocation de la vie de Jean-Baptiste, des paraboles, des prescriptions dogmatiques, des récits mythologiques comme la légende de Miryaï Le Qolastâ (Quintessence), ou Livre des âmes, réunit, sous forme de textes rythmés encadrés d'indications en prose, une liturgie de la vie (masbutâ : baptême des vivants) et une liturgie de la mort (masiqtâ : baptême des mourants). D'autres textes sont encore connus des survivants actuels de la secte (quelques milliers d'individus dispersés au Liban et en Iraq) : textes divinatoires (Livre des constellations), recueils liturgiques ou didactiques (Couronnement du grand Shishlam, Divan d'Abatur), le plus souvent poétiques.