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littérature mandchoue

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Le mandchou est issu du groupe méridional des langues toungouses, qui font elles-mêmes partie des langues altaïques (langues agglutinantes, parlées par peu de locuteurs sur une aire très étendue [Asie centrale et Sibérie], caractérisées par leur richesse vocalique et un système de déclinaison complexe : jusqu'à 20 cas). Les Mandchous ne possédèrent d'alphabet qu'en 1599, lorsque Erdeni et Kakaï adaptèrent à leur langue l'alphabet mongol – système perfectionné en 1632 par Daxaï, puis au xviiie s. La littérature mandchoue est pour l'essentiel une traduction de la littérature chinoise, mais selon des critères culturels et administratifs très précis (annales historiques, ouvrages didactiques et moraux, etc.). Du premier tiers du xviie s. date un ouvrage original, les Annales véridiques des Mandchous, mais la période de vitalité de la littérature mandchoue se confond avec les règnes des empereurs Kangxi (1662-1722) et Qianlong (1736-1796) : traduction des classiques chinois, de traités militaires et économiques, publication (1682) d'un dictionnaire mandchou-chinois (que prolongeront le Miroir des Qing pour les cinq sortes de langues et le Traité des mots des pays d'Occident de 1766), mais aussi adaptations d'œuvres littéraires célèbres comme le Jinpingmei (traduit en 1703) et le Xixiang ji (traduit en 1710). Cependant, dès le début du xixe s., la sinisation des Mandchous s'accélère et les derniers lambeaux de la littérature mandchoue (réduite le plus souvent à des documents juridiques et officiels) disparaissent avec l'empire en 1911.