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indianisme

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Ce courant du romantisme brésilien traduit la passion pour le retour au passé et la quête de la nationalité. Dans cette perspective, les principaux indianistes sont Gonçalves Dias (Os Timbiras, 1857) et José de Alencar (le Guarani, 1857 ; Iracema, 1865) : le premier, descendant d'Indiens lui-même, les voit plutôt comme des héros épiques, tandis que le second met en relief leur noblesse naturelle toute idéalisée. Au xviiie s., les aborigènes avaient déjà attiré l'attention de Basílio da Gama (O Uraguai, 1769), mais en tant que sujet littéraire marqué par le néoclassicisme. Le modernisme, au xxe s., les redécouvrit à travers le « primitivisme » d'Oswald de Andrade et les groupes Verde amarelo et Anta de Plínio Salgado et Cassiano Ricardo : Andrade récupère les vieux textes descriptifs des colonisateurs pour élaborer une conscience critique de la « civilisation » ; Salgado, lui, fait du thème le point de départ d'un nationalisme outré.