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hourrite

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

On a pu dire que la civilisation hourrite n'était qu'un des éléments du « complexe culturel cunéiforme ». En effet, si le hourrite, sans parenté identifiable, fut la langue officielle du royaume du Mitanni (xvie-xive s. av. J.-C.), la littérature hourrite est surtout connue par les témoignages indirects des fouilles d'Ougarit en Syrie, de Mari en Mésopotamie, de Nouzi en Assyrie, de Tell al-Amarna en Égypte (lettre du roi Toushratta à Aménophis III) et surtout de la capitale du royaume hittite Hattousa. Peuple en perpétuelle expansion, toujours associé à d'autres ethnies, les Hourrites, éleveurs de chevaux et conducteurs de chars réputés, ont laissé un certain nombre de textes encore mal déchiffrés, principalement mythologiques et religieux.

Outre des traductions du poème babylonien de Gilgamesh, les Hourrites possédaient des cycles évoquant leur panthéon composite et dont le plus célèbre relate la lutte du dieu-magicien d'Ourkirsh, Koumarbi, détrôné par son fils, le dieu de l'orage Teshoub. L'essentiel des textes conservés appartient cependant au domaine religieux, rituel et magique, caractérisé par l'emploi de la strophe et un formulaire répétitif.

La littérature hourrite a joué avant tout un rôle d'intermédiaire et de diffuseur du vieux fonds mésopotamien dont les thèmes furent ainsi véhiculés en Anatolie et en Syrie, notamment à travers des figures épiques de héros « négatifs » ou modèles (Histoire de Kessi, Geste de Gourparanza) ou grâce à la réputation de leurs ouvrages techniques (Traité de Kikouli, en cinq tablettes, sur l'entraînement des chevaux, adapté en hittite).