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génération perdue

Gertrude Stein
Gertrude Stein

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Forgée par Gertrude Stein, reprise par Hemingway (en exergue à Le soleil se lève aussi en 1926), l'expression désigne les écrivains américains qui ont participé à la Première Guerre mondiale en France (ambulanciers, conscrits) ou vécu les conséquences de l'après-guerre aux États-Unis. Pessimiste, cette génération se caractérise par le sentiment de vivre une triple rupture historique : réforme de l'idéalisme américain, bouleversement économique de la nation, rupture entre écriture et réel. Le désenchantement produit des portraits de jeunes gens en quête de force morale qui leur permettrait de dire la totalité du réel. Cette génération a ses figures exemplaires (Hemingway, Dos Passos, Fitzgerald, Thomas Wolfe), ses thèmes (l'alcool, l'héroïsme, la chute de l'Amérique, le « rêve américain »), ses fuites (l'exil à Paris, les chasses en Afrique, les nuits de Greenwich Village, les fêtes de Long Island, les rythmes du jazz). La génération perdue écrit sous l'ombre de T. S. Eliot, dans l'obsession de la « terre gaste ».