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gaélique

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Le goïdélique (ou gaélique) est introduit en Irlande aux débuts de l'ère chrétienne ; la poésie bardique des filid (conteurs-prophètes souvent hermétiques) et des shannikees (conteurs populaires) disparaît avec le mécénat de l'aristocratie locale. Le cycle mythologique et le cycle des rois fournissent les repères immuables d'une tradition qui ne sera rénovée que par Yeats. Depuis 1600, le gaélique ne survit naturellement que dans certaines poches de l'Ouest et du Nord-Ouest, soutenu par l'Église catholique contre l'anglais. Les érudits romantiques, puis nationalistes, en assurent la survie, pas la résurrection. Et, si la « Ligue gaélique » (1876), avec sa Revue gaélique (1882-1909), ambitionne de créer de toutes pièces une littérature moderne, il faudra attendre P. O'Connor, Flann O'Brien ou Donagh MacDonagh pour que l'Irlande tente de se décrire dans sa langue.