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(Poésie nouvelle)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Courant poétique iranien né au début du xxe s. et se caractérisant par un renouvellement de la forme (abandon du rythme, des rimes, vers libre ou vers blanc) et de la thématique (poésie engagée décrivant la vie quotidienne, symbolisme et surréalisme, écriture automatique). Nima Youchidj (1895-1959) est le fondateur de cette poésie nouvelle (Conte, 1921 ; la Famille du soldat, 1926 ; le Phénix, 1937). La poésie engagée d'Ahmad Shamlou (né en 1925) s'exprime à travers le vers libre et d'étranges images (Mélodies oubliées, 1947 ; Aïda dans le miroir, 1964 ; Éclore dans le brouillard, 1970 ; la Dague dans l'assiette, 1977). Mehdi Akhavan Salès (1928-1990) se situe au carrefour de l'ancienne et de la nouvelle poésie et affectionne les thèmes inspirés du passé antique de l'Iran (l'Hiver, 1956 ; la Fin du Shahnameh, 1959 ; De cet Avesta, 1963). Pensée néosoufie et amour de la nature imprègnent les poèmes de Sohrab Sepehri (1928-1980), riches en images abstraites (les Huit Livres, 1977). Une voix féminine s'élève avec Forough Farrokhzad (1934-1966, la Prisonnière, 1953 ; le Mur, 1957 ; la Révolte, 1959 ; Une autre naissance, 1963). On peut encore citer la poésie symbolique de Yadollah Roya'i, les délicats poèmes de Saye et de Naderpour, la poésie philosophique d'Esma'il Kho'i, l'œuvre de Siyavosh Kasra'i et Manutchehr Sheybani, ou les écrivains contemporains Mohammad 'Ali Sepanlou, Manutchehr Atachi et Granaz Moussavi.