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Yosano Sho, dit Yosano Akiko

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poétesse japonaise (Osaka 1878 – Tokyo 1942).

Fille d'une ancienne famille de négociants, elle fut très vite attirée par la poésie, et participa activement à la vie littéraire dès l'âge de 18 ans, en publiant ses poèmes de tanka dans la revue Myojo (avril 1900), qui venait d'être créée. En août, elle rencontre le fondateur, Yosano Tekkan, dont elle s'éprend au point de tout quitter pour le rejoindre à Tokyo (juin 1901) : de leur union naîtront onze enfants. Son premier recueil de poèmes, Cheveux défaits (1901), fait date dans l'histoire du tanka, en apportant à ce genre traditionnel un souffle de modernité. C'est en effet la première fois qu'une femme japonaise exprime avec autant de liberté, sans souci des préjugés et de la morale, sa passion et sa sensualité. Parmi sa production considérable, on retiendra des recueils comme Petit Éventail (1904) ; Habits d'amour (1905), où elle dédie, à son frère cadet mobilisé pour la guerre russo-japonaise, son célèbre poème contre le militarisme ; la Danseuse (1906), apogée du romantisme ; De l'été à l'automne (1914), poèmes écrits lors d'un voyage en Europe (1912), et les Cerisiers blancs (1942), œuvre posthume. Elle a également traduit en langue contemporaine le Dit du Genji (2 versions : 1912-1938).