En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Ivan Vazov

Ivan Vazov
Ivan Vazov

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain bulgare (Sopot, auj. Vazovgrad, 1850 – Sofia 1921).

Pendant sa jeunesse, il lutta activement pour l'indépendance religieuse et nationale bulgare contre le patriarcat grec et l'Empire ottoman, puis, après la libération (1878), participa à la vie publique et consacra ses vingt dernières années à la littérature. Son chef-d'œuvre poétique est sans doute l'Épopée des oubliés (1881-1884), poèmes épiques à la gloire des héros bulgares tombés pour la cause de l'indépendance nationale. Dans les recueils Étendard et Gusla (1876) et Libération (1878), il chante son pays et son peuple, ses joies et ses peines. Parmi ses nombreuses nouvelles, Sans feu ni lieu (1883) décrit la situation, souvent dramatique, des exilés bulgares en Roumanie ; Hadzi Ahil (1882) met en scène un personnage pittoresque de sa ville natale et Cicovci (1885) peint, d'une manière humoristique, le milieu de son enfance. Mais c'est son roman Sous le joug (1889-1890) qui lui vaut une renommée mondiale : dans le cadre de l'insurrection manquée de 1876, les aventures d'Ivan Pralic, incarnation de l'idéal patriotique, et de Rada, jeune fille dont la vertu égale la beauté, soutiennent l'intérêt romanesque de cette page de l'histoire bulgare écrite quelques années après la libération de la Bulgarie. On lui doit aussi des drames historiques, inspirés de l'histoire médiévale (Borislav, 1909 ; Vers l'abîme, 1910 ; Ivajlo, 1913). Surnommé le « Victor Hugo bulgare », Vazov reste incontestablement un des plus grands noms de la littérature bulgare moderne.