En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Charles Van Lerberghe

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain belge de langue française (Gand 1861 – Bruxelles 1907).

Il débute par un drame symboliste (les Flaireurs, 1889), inaugurant, en même temps que Maeterlinck, le « théâtre de l'angoisse ». Dans un premier recueil (Entrevisions, 1897), il cherche ensuite à rendre compte de la présence simultanée dans l'univers de l'être et du paraître : le regard poétique, faisant jouer les images du monde, spiritualise le réel et révèle l'être sous les apparences. Il célèbre dans la Chanson d'Ève (1904) ce qui, dans l'être, s'offre à l'homme : la pulsation du sensible, le frémissement de la vie. Ève y est avant tout une forme nomade destinée à passer dans les choses, à faire corps avec le monde, à s'identifier au sensible en une succession de métamorphoses (fleur-fruit-fontaine-souffle-son-sirène-pommier), « une femme objectivée » de l'adoration « naïve et confiante » du poète dans le pandynamisme de la nature. Le texte lui-même n'est plus que mouvement, ligne sinueuse selon l'esthétique de l'Art nouveau. Expression d'un panthéisme radical, sa dernière tentative théâtrale, Pan (1906), mise en scène par Lugné-Poe avec Colette dans le rôle principal, est un acte de foi dans les forces créatrices de l'univers.