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Frederik Van Eeden

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain néerlandais (Haarlem 1860 – Bussum 1932).

Médecin qui s'est orienté vers la psychiatrie, il était, depuis ses années d'université, en contact avec le cercle dont devait sortir De Nieuwe Gids. C'est dans les trois premiers numéros de cette revue que paraît le début de sa trilogie romanesque le Petit Jean (1885-1906), conte poétique et allégorique dont le héros, renonçant à ses rêves, décide de se consacrer à l'« humanité et à ses souffrances ». Après des vers parodiques et de remarquables essais littéraires, la publication du roman Johannes Viator (1892) sera l'occasion d'une rupture avec la revue. Les Frères (1894), un drame symboliste et mystique en vers, auquel il donne le sous-titre de « Une tragédie de la justice », est suivi d'un recueil poétique, Chant de l'apparence et de l'être (1895), et d'un roman psychologique, les Lacs glacés de la mort (1900). Depuis toujours intéressé par les problèmes sociaux et en particulier par le mouvement ouvrier, il a, entre-temps, fondé, près de Bussum, pour donner corps à son idéal « communiste », une coopérative de production agricole appelée « Walden » en hommage à Thoreau. Il a été un des écrivains les plus doués de la génération de 1880 (les Tachtigers).