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Razika'achvili Luk'a P'avles dze Vaja-Pchavela

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain géorgien (Tchargali, rég. de Ducheti 1861 – Tiflis 1915).

Fils d'un prêtre de village autodidacte, un temps instituteur, il mena une vie simple de paysan, labourant la terre, gardant les troupeaux et chassant dans ses montagnes. Durant les longues nuits du rude hiver pchav, il composait des poèmes et écrivait des nouvelles. Il ne descendait que rarement à cheval à Tiflis déposer chez ses éditeurs les manuscrits qu'il sortait de sa lourde besace. Ethnographe et folkloriste, styliste exceptionnel, c'est avant tout un immense poète qui écrivit aussi bien de courtes poésies (Amirani, 1884 ; l'Aigle, 1887 ; Je suis sur cette rive, toi sur l'autre, 1905) que de longs poèmes (Aluda Ketelauri, 1888 ; Baxt'rioni, 1892 ; l'Hôte, 1893 ; le Prix du sang, 1897 ; le Mangeur de serpents, 1901). Poète philosophe, dans une conception du monde profondément païenne et panthéiste, un peu magique parfois, il ne voit en l'homme qu'une créature parmi les autres qui toutes vivent, parlent, sentent et souffrent, allant jusqu'à regretter de n'être pas lui-même goutte de pluie ou flocon de neige pour abreuver la terre et renaître à l'infini. Il peint les pratiques ancestrales de la montagne géorgienne, hospitalité et vendetta, auxquelles nul ne peut se dérober sous peine de se retrouver à jamais exclu de la communauté.