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Sigrid Undset

Sigrid Undset
Sigrid Undset

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Femme de lettres norvégienne (Kalundborg, Danemark, 1882 – Lillehammer 1949).

Elle consacra un premier roman  à la vie grise et terne des femmes aux prises avec le travail (Madame Martha Oulie et ses voisines, 1907), tout en manifestant son intérêt pour les anciennes sagas islandaises qu'il lui arriva de traduire en norvégien (Vigdis la farouche, 1909). Joignant un art consommé de la narration à un réalisme vigoureux, elle condamne l'amour libre (Jenny, 1911), souligne les devoirs de la femme au foyer (Printemps, 1914 ; les Vierges sages, 1918). Profondément attirée par le prestigieux passé de son pays et soucieuse d'analyse morale et religieuse, elle publie Kristin Lavransdatter (1920-1922), trilogie romanesque formée de la Couronne (1920), la Femme (1921) et la Croix (1922) : récit de la conversion d'une femme ardente et fière au milieu des intrigues et des violences d'un xive s. reconstitué. Cette préoccupation religieuse aboutit à sa propre conversion au catholicisme (1925), au terme d'un itinéraire spirituel qu'elle retrace dans des romans de thèmes contemporains (Gymnadenia, 1929 ; le Buisson ardent, 1930 ; la Femme fidèle, 1936) et dans un roman historique (Madame Dorthea, 1939). Ayant dénoncé le nazisme et s'étant réfugiée aux États-Unis lors de l'occupation allemande, elle soutint activement la résistance norvégienne (Retour à l'avenir, 1945 ; Jours heureux en Norvège, 1947). L'œuvre de Sigrid Undset fut couronnée par le prix Nobel (1928).