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Birgitta Trotzig

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Femme de lettres suédoise (Göteborg 1929).

Elle invente, dans des romans à la manière de Bernanos, des destins solitaires, marqués par les affres de la souffrance et du mal, qui se figent dans une atmosphère noire et glacée (Extraits de la vie des amants, 1951). La conversion au catholicisme ne modifie pas le tragique de l'inspiration et le rythme passionné du style (le Destitué, 1957), quasi visionnaire. Ces enfers, volontiers situés dans un passé de plusieurs siècles : Un paysage (1959), l'Accusation (1966) et la Maladie (1972) mènent à une extrême déréliction pour obliger, par transfiguration, à remonter vers Dieu. Les essais (Projets et Propositions, 1962) et nouvelles (la Reine, précédée de Barbara et de les Vivants et les Morts, 1964 ; Récits, 1977) étayent cette recherche, dont témoignent aussi ses derniers poèmes en prose (Anima, 1982).