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Tanizaki Junichiro

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain japonais (Tokyo 1886 – Yugarawa 1965).

Né dans le vieux quartier de Nihonbashi de Tokyo, il se consacre à la création littéraire à 22 ans après avoir quitté l'Université de Tokyo, où il avait commencé des études de littérature japonaise et de droit anglais. Un amour insensé (1924-1925) est le chef-d'œuvre qui couronne une période où l'esthétisme, l'amoralisme et un certain dandysme s'affirment à travers une sacralisation de la femme et une exaltation du pouvoir destructeur de sa beauté charnelle (le Tatouage, 1910). À partir de 1923, il s'installe dans la région de Kyoto-Osaka, ayant quitté celle de Tokyo dévastée par le grand séisme. Le changement de « climat culturel » se fait sentir peu à peu dans ses œuvres, qui seront imprégnées de la vieille culture japonaise de ces provinces de l'Ouest (le Lierre de Yoshino, 1931). Dans le Goût des orties (1928-1929) et Svastika (1928-1930), récits de relations amoureuses triangulaires, la beauté de l'écriture s'ancre déjà davantage dans la réalité de la vie. Tandis que, dans les œuvres postérieures à 1931, la sublimation de l'amour et de la mort s'inscrit dans la pure tradition du kabuki et du joruri, la finesse et la précision de l'expression témoignent d'une sensibilité esthétique profondément nourrie de culture japonaise classique : Récit d'un aveugle (1931) ; l'Histoire de Shunkin (1933), célébrée dans l'essai l'Éloge de l'ombre (1933-34). Tanizaki Junichiro s'attache d'ailleurs, à partir de 1938, à traduire en japonais moderne le Genji monogatari, entreprise qu'il poursuit jusqu'en 1964. Son plus grand roman : Bruine de neige (ou quatre sœurs, 1943-1948), la Clé (ou la Confession impudique, 1956) et Journal d'un vieux fou (1961), confirment sa maîtrise.