En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Taiwan

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

La littérature à Taiwan est marquée par la double appartenance des écrivains : d'une part, les écrivains natifs de l'île comme Wu Chuliu, d'autre part les réfugiés du continent. Si l'on ajoute à cela une large ouverture vers l'Occident, les États-Unis surtout, et une censure gouvernementale très sévère qui sélectionne les écrivains du passé comme du présent, on a une idée de la complexité de la scène littéraire. La pluralité des tendances est répercutée dans une douzaine de revues littéraires importantes (Taiwan wenyi, Xiandai wenxue). Les écrivains du continent se trouvent dans une situation de coupure particulièrement pénible : coupure avec leur passé, avec leur patrie, ce qui donne naissance à une prolixe littérature d'exil et de patriotisme romantique (Yu Guangzhong, Zhang Xiguo), tout empreinte de nostalgie désespérée. D'autres se tournent vers les U.S.A. et, sur place, comme Yu Lihua, tentent d'assumer ce double exil volontaire. Dans le domaine de la fiction, on trouve une abondante littérature de distraction, de romans héroïques (wuxia xiaoshuo) et d'amours heureuses à succès facile, un courant de recherches appelées modernistes, avec des romanciers comme Bai Xianyong et Chen Ruoxi et un courant appelé « du terroir » (xiangtu wenxue) dont la caractéristique est de présenter des personnages ordinaires, de la campagne (Huang Chunming, Wang Chenho, Yang Gui).