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Isaac Bashevis Singer

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain de langue yiddish (Radzymin, près de Varsovie, 1904 – Miami 1991).

Issu d'une famille de rabbins, il commence sa carrière littéraire en 1925 à Varsovie, et adopte le pseudonyme d'Isaac Bashevis pour se distinguer de son frère I. J. Singer, déjà célèbre. Son premier roman, Satan à Goray (1935), qui peint la Pologne juive de 1666 en quête du Messie, paraît l'année même où il décide de rejoindre son frère à New York. Il y donnera au quotidien yiddish Forverts des romans qui paraissent en feuilletons et seront plus tard publiés en volumes dans leur traduction anglaise (la Famille Moskat, 1950 ; le Magicien de Lublin, 1960 ; l'Esclave, 1962 ; le Manoir, 1967), ainsi que des nouvelles et des contes, notamment réunis sous les titres Gimpel l'Imbécile, 1957, le Spinoza de la rue du Marché, 1961, le Dernier Démon, 1964. Certains contes sont plus particulièrement destinés aux enfants. Dans son œuvre prédominent les textes d'inspiration autobiographique (le Confessionnal, 1964) et les fictions campées dans le décor de la vie juive en Pologne au xixe siècle, avec ses mythes et croyances. Certains récits se situent néanmoins dans le milieu des Juifs polonais établis aux États-Unis (Ennemies, une histoire d'amour, 1974). Écrite dans un style concret, expressif, vivant, parcourue par des personnages hauts en couleur, acceptant l'irruption du merveilleux dans un univers familier, son œuvre, couronnée par le prix Nobel en 1978, est, en même temps qu'une oraison pour une communauté détruite, l'expression passionnée de la spiritualité de l'homme moderne.