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Johan Ludvig Runeberg

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète finlandais de langue suédoise (Pietarsaari 1804 – Porvoo 1877).

Précepteur dans une campagne isolée, il se plut à noter les chants des paysans, leurs légendes et leurs récits sur la guerre russo-suédoise de 1808-1809. Tout en préparant sa thèse de doctorat, il écrivit des poèmes, des articles et devint l'un des membres les plus influents de la « Société du samedi », où d'ardents nationalistes cherchaient à retrouver le passé et à faire du finnois une langue de culture. Son œuvre fut influencée par le romantisme suédois, le nouveau classicisme allemand et, plus loin, la poésie serbe, les auteurs de l'antiquité grecque. Le Roi Fjalar (1844), récit d'une demande en mariage dans un milieu rustique, juxtapose de petits tableaux réalistes, souvent humoristiques sur la vie paysanne. Cette épopée en cinq chants puise dans le passé héroïque scandinave, célèbre la grandeur finlandaise à travers des récits de guerre et de paix. Les deux cycles des Récits de l'enseigne Stål (1848-1860), en trente-cinq courts poèmes, composent une épopée tirée de la guerre russo-suédoise de 1808-1809, de tonalité tantôt dramatique, lyrique ou humoristique. Y sont placés côte à côte des généraux célèbres, comme Yrjö Kaarle von Döbeln (1758-1820) et Juhana August Sandels (1764-1831), et d'humbles paysans, tels Sven Duva à la « pauvre cervelle mais au noble cœur », désormais légendaire. Le poème liminaire « Notre pays » est devenu le chant national finlandais.