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Jules Roy

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain français (Rovigo, Algérie, 1907 – Vézelay 1999).

La guerre, qu'il a faite dans la R.A.F., est le point central de son œuvre (Chants et Prières pour les pilotes, 1943 ; Retour de l'enfer, 1951). Après un roman (la Vallée heureuse, 1946), il s'engage dans un « postnaturalisme héroïque » qui unit au sens de l'effet dramatique la volonté de « poétiser » la vie : en témoignent une fresque très lue sur l'Algérie française (les Chevaux du Soleil, 1968-1975), son théâtre (le Fleuve rouge, 1957) et son écoute attentive de la vie, de la nature, végétale et animale (l'Amour fauve, 1971 ; Pour un chien, 1979). Après quoi l'écrivain fait retour sur lui-même (la Saison des za, 1982 ; Étranger, mon ami, 1982 ; Mémoires barbares, 1989). La parution sur le tard de son journal les Années déchirement (Journal 1925-1965) [1998] et Les années cavalières (Journal 1966-1985) [1998] parachève l'œuvre de celui que ses amis, dont son très cher Camus, n'appelaient que « Julius ». Roy le pied-noir est indissociable d'un lieu, l'Algérie et ses brûlures historiques, auquel il convient de le relier pour mieux le comprendre.