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J. H. Rosny

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Pseudonyme de Joseph Henri Boex, dit Rosny aîné (Bruxelles 1856 – Paris 1940), et de son frère Séraphin Justin, dit Rosny jeune (Bruxelles 1859 – Ploubazlanec 1948).

D'abord dans la mouvance naturaliste (Nell Horn, 1886), ils prirent leurs distances à l'égard de Zola en signant le « Manifeste des Cinq » (1887) et se firent une spécialité du roman d'anticipation dans une tonalité volontiers fantastique (les Xipéhuz, 1887 ; le Bilatéral, 1887 ; Vamireh, 1892). Après s'être séparés (1909), ils poursuivirent leur œuvre chacun de son côté, l'aîné dans une veine à la fois plus imaginative (la Guerre du feu, 1911 ; les Navigateurs de l'infini, 1925) et plus scientifique (il signa du nom de J.-H. Boex-Borel le Pluraliste : essai sur la discontinuité et l'hétérogénéité des phénomènes, 1919 ; les Instincts, 1939), le cadet dans une perspective plus réaliste (Sépulcres blanchis, 1913 ; la Métisse amoureuse, 1931 ; le Destin de Marin Lafaille, 1946). Ils comptèrent tous deux parmi les premiers membres de l'Académie Goncourt.