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José Enrique Rodo

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain uruguayen (Montevideo 1872 – Palerme 1917).

Nourri de culture classique et observateur lucide des choses de son temps, initialement poète d'un modernisme parnassien, c'est surtout comme essayiste qu'il occupa une place importante dans l'esthétique moderniste. Après un commentaire sur les Proses profanes de R. Darío, il publia son œuvre capitale Ariel (1900), véritable leçon d'idéalisme qui donna son nom à un important courant de pensée, l'ariélisme, exaltation des valeurs de la latinité opposée au matérialisme anglo-saxon. Ses autres essais, les Motifs de Protée (1909), œuvre de philosophie morale sur l'authenticité de la personne, et le Belvédère de Prospero (1914), série de textes sur des écrivains espagnols, firent de lui le maître à penser de sa génération. De sa production se détachent encore Celui qui viendra (1896), le Nouveau Roman (1897), Libéralisme et jacobinisme (1906), Cinq Essais (1915), le Chemin de Paros et Ultimes Motifs de Protée (posthumes).