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Rhétoriqueurs

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Dans l'ensemble des rimeurs de la fin du Moyen Âge, la critique a cru pouvoir distinguer une école, un style, en parlant des « Grands Rhétoriqueurs ». Après le Breton Jean Meschinot, qui fait figure de précurseur, il s'agit surtout d'écrivains de la cour de Bourgogne comme Olivier de La Marche, Georges Chastellain et surtout Jean Molinet (1435-1507). Ils furent bientôt imités par des poètes de la cour de France comme Jean et François Robertet, Octavien de Saint-Gelais, Guillaume Crétin, Jean Lemaire de Belges, Jean Marot. Plus proches de l'esprit courtisan que de la tradition courtoise, influencés par la poésie des académies bourgeoises (les puys), ces poètes ont eu le goût de l'hyperbole et de la virtuosité, avec une nette tendance au bizarre, au culte de la force et de la gloire. Mêlant allégorisme et humanisme, ils appartiennent à une époque à la fois « renaissante » et baroque, précédant le retour au classicisme courtois.