En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Alfonso Reyes

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain mexicain (Monterrey, Nuevo León, 1889 – Mexico 1959).

Son itinéraire de penseur et d'écrivain exerça une influence déterminante sur l'orientation intellectuelle de son pays et de toute l'Amérique latine. Il publia dès 1905 ses premiers sonnets et collabora à des revues. En 1907, il prononça des conférences sur l'esthétique classique, les premières d'une série qui ne s'achèvera qu'à sa mort, et participa à l'Ateneo de la Juventud, centre culturel où dominait l'influence de P. Henriquez Ureña et de José Vasconcelos. Les troubles de la révolution et la mort de son père motivèrent son séjour à Paris : il y subit l'influence de Maurras, de Barrès et de Paul Fort, et se fit connaître par la publication de nombreux articles. Le début de la Première Guerre mondiale le contraignit à gagner Madrid, où il rencontra Bergson et composa un essai en quatre parties qui le rendit célèbre, Vision de l'Anáhuac (1917), soulignant la continuité, des origines jusqu'à l'époque moderne, de la sensibilité mexicaine. De retour au Mexique (1924), il fut ensuite nommé ambassadeur à Paris, à Buenos Aires et à Rio de Janeiro. Avant sa publication complète (1955-1968), la plus grande partie de son œuvre avait paru dans de nombreuses revues d'Amérique ou d'Europe. Le Plan oblique (1920) est une série de dialogues et de sketches. L'œuvre lyrique (Trace, 1922 ; Iphigénie cruelle, 1924 ; Pause, 1926 ; 5 presque sonnets, 1931 ; Autre Voix, 1936) révèle l'influence du Parnasse, puis celle de Mallarmé et de Góngora. L'œuvre critique, souvent conçue comme une autre forme de poésie en prose, concerne la littérature espagnole (Questions gongoriennes, 1927 ; les Vipères de l'Espagne, 1937 ; Chapitres de littérature espagnole, 1939-1945), la littérature classique antique et l'esthétique. Traducteur de Sterne, de Chesterton et de Tchekhov, il a également dirigé les éditions de Ruiz de Alarcón, de Lope de Vega, de Gracían, de l'archiprêtre de Hita et de Quevedo.