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Jean-Joseph Rabearivelo

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain malgache (Tananarive 1901 ou 1903 – id. 1937).

De souche princière, pauvre, protestante, il fut orienté par son oncle vers des écoles catholiques, mais en fut écarté à l'âge de 15 ans. Il compléta sa formation d'autodidacte au contact d'amis lettrés, Pierre Camo et Robert Boudry. Il commença par publier dans des revues (18e Latitude sud, 1923-1924 ; Anthropos, 1924) des poésies et des traductions en malgache, ainsi que des essais en français. Après des recueils de forme classique (la Coupe de cendres, 1924 ; Sylves, 1927 ; Volumes, 1928), il abandonna la métrique classique pour le vers libre, unissant aux mythes de la culture européenne les thèmes ancestraux de son pays (Presque songes, 1934 ; Traduit de la nuit, 1935 ; Chants pour Abéone, 1936, Vientos de mañana, publié aux États-Unis). Il composa également des nouvelles en malgache et des essais bilingues sur la civilisation et la littérature du pays merina. Il donna à la scène une cantate avec chœurs, Imaitsoanala, fille d'oiseau (1935). Écartelé par sa double culture, n'arrivant pas à surmonter l'angoisse de sa personnalité divisée et la mort de sa fille, il se suicida, laissant des textes parus après sa mort : un choix de Vieilles Chansons des pays d'Imerina (1939), des romans (l'Interférence, 1987 ; l'Aube rouge, 1998) et un journal intime (Calepins bleus), toujours inédit.