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Benito Pérez Galdos

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain espagnol (Las Palmas, Canaries, 1843 – Madrid 1920).

Il donna en 1870 son premier roman historique (la Fontaine d'or) et obtint ses premiers grands succès avec ses romans de mœurs (Doña Perfecta, 1876). Créateur surpuissant doublé d'un travailleur acharné, il est considéré comme l'équivalent direct pour l'Espagne de Balzac. Ses Épisodes nationaux, composés de 46 romans historiques, se répartissent en cinq séries : les deux premières (1873-1879) ont pour thème l'histoire de l'Espagne depuis Trafalgar jusqu'à la première guerre carliste (1834) ; les trois autres (1898-1912) vont jusqu'à la Restauration (1875). Plus que n'importe quel historien, Galdos a révélé l'Espagne aux Espagnols, non seulement par cette œuvre monumentale, mais aussi par des romans historico-politiques dans lesquels il développe ses opinions libérales et qui ont contribué à réintégrer l'Espagne dans l'Europe moderne : Gloria (1877), la Famille de León Roch (1878), Fortunata y Jacinta (1887), Miau (1888), Ángel Guerra (1890-91). Son mélange d'humour et d'optimisme, dénué de préoccupations philosophiques ou psychologiques, l'a fait comparer à Dickens, alors que son réalisme le rapproche de Flaubert et de Zola. Mais il évolua vers un spiritualisme fin de siècle, où le renouveau chrétien croise l'humanitarisme de Tolstoï (Nazarín, 1895 ; Miséricorde, 1897). Après des essais de « romans dialogués » (Réalité, 1889 ; le Grand-Père, 1897), il a également abordé le théâtre dans un esprit ibsénien (les Condamnés, 1894 ; Électre, 1901 ; Cassandre, 1910). L'immense force créatrice de Galdos fait de lui un des auteurs les plus lus et les plus commentés de toute la littérature espagnole, même si la dimension critique et politique de toute une partie de ses écrits continue d'entretenir une certaine tension autour de son œuvre.