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Bob Perelman

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète américain (Youngstown, Ohio, 1947).

Dès Braille (1975) et notamment dans Alias (1979, 1984), Valeur faciale (1988), Public captif (1988), Réalité virtuelle (1993) et Dix contre un (1999), Perelman recherche à travers le langage le lieu pour une poétique expérimentale, politisée et consciente des enjeux sociaux d'aujourd'hui. Contre le pouvoir anesthésiant des médias et de la publicité, il voit l'histoire comme une syntaxe du monde et le poème comme une actualisation de cette syntaxe. Membre central des Language Poets, il souligne constamment le fait que le langage est en soi un crime contre l'État, un mode de démythification et de brouillage des évidences idéologiques. La transparence du langage n'est qu'illusion, pire tromperie : les mots ne sont pas des véhicules ni des objets ; pour Perelman, ils vibrent, marquent et deviennent de véritables signatures, quand le poète les emploie – alors qu'il compose et est composé par leur alphabet. Perleman est aussi un critique majeur du modernisme et des poétiques contemporaines dans Génies problématiques : Pound, Joyce, Stein, Zukovsky (1994) et la Marginalisation de la poésie (1996).