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Panamá

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

En 1903, la région de l'isthme se détache de la Colombie et devient la république de Panamá. Ses premiers écrivains sont des modernistes (Ridardo Miró, Darío Herrera). S. Ponce Aguilera et G. Andreve publient des portraits en prose de la jeune république et A. García et S. Rivas témoignent d'une inspiration romantique.

La prise de conscience de la spécificité panaméenne date des années 1930, avec J. Valdés (Sang créole). Les spécificités linguistiques du pays sont introduites dans la langue littéraire de José E. Huerta (Âme paysanne, 1930). Le meilleur conteur de l'époque est Rogelio Sinán. Le roman, toujours plus tardif que la poésie ou la nouvelle, fait sa véritable apparition en 1943 avec Toi seule dans ma vie de Julio Sosa, suivi en 1947 par Herbe de Mario Riera, par Terre de l'intérieur (1949) de Manuel J. Quijano et par Plage profonde (1950) de Renato Ozores. La grande figure du roman contemporain est Joaquín Beleño (Lune verte, 1951 ; Gamboa road gang, 1960 ; Fleur de banane, 1970). Ébauché par D. Korsi, un mouvement de renouveau ouvre la poésie aux influences étrangères (D. Herrera Sevillano, R. Javier Laurenza, R. J. Bermudez, Tristan Solarte, E. Simons Quirós).

Depuis 1960 sont apparus des écrivains qui s'inscrivent dans les grands courants de la littérature latino-américaine actuelle : E. Jaramillo Levi et surtout Gloria Guardia. L'observation de la réalité panaméenne caractérise, avec l'engagement qui en découle, les tendances de la littérature moderne.