En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Mâhtama Sellâsê Walda Masqal

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain et homme politique éthiopien (Addis-Abeba 1905 – 1979).

Originaire du Choa, il appartenait par sa famille, par sa carrière, par ses liens avec l'empereur, à la classe dirigeante : il fut plusieurs fois ministre et reçut d'importantes distinctions (les titres de bâlâmbârâs, puis de blâttêngêtâ, le prix Hâyla Sellâsê pour la littérature amharique en 1965). Comme pour beaucoup d'écrivains de sa génération ou de la génération précédente, qui ont exercé des fonctions politiques ou administratives importantes, l'activité littéraire est souvent restée un peu à l'arrière-plan. Elle n'en a pas moins été importante. Il joignait une formation de type occidental (il avait fait ses études au lycée français du Caire puis en France) à une connaissance parfaite de la culture traditionnelle, et il s'est surtout attaché à recueillir et à transmettre par écrit la littérature populaire et la poésie amharique. Il a ainsi publié (1951-1952) une collection de proverbes, des fables et un recueil commenté de qenê (1955-1956). Son œuvre la plus célèbre est un tableau précis et documenté de la cour, du gouvernement et de l'administration éthiopienne au début du siècle, Mémorial (1949-1950). Cet aristocrate, d'une grande indépendance d'esprit, avait eu plus d'une fois maille à partir avec l'administration impériale et avait été écarté du gouvernement. Arrêté en 1974, il fut détenu jusqu'à sa mort dans les prisons du darg, où il serait mort en 1979.