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Ioánnis Papadiamantopoulos, dit Jean Moréas

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète français d'origine grecque (Athènes 1856 – Paris 1910).

Fils d'un jurisconsulte grec, il reçut une éducation française, quitta la Grèce en 1878 après un premier recueil de vers (Tourterelles et Vipères) et, après un voyage en Europe, se fixa à Paris en 1882. Ses premiers recueils de vers (les Syrtes, 1884) le rangèrent parmi les « décadents ». Dans Cantilènes (1886), il s'orienta vers le symbolisme dont il signa le manifeste, le 18 septembre 1886, dans le Figaro. Malgré sa volonté de rechercher « un style archétype et complexe », il rompit avec Mallarmé pour fonder l'« école romane », avec Maurras, La Tailhède, Raynaud et Du Plessis (le Pèlerin passionné, 1891-1893 ; Énone au clair visage, 1893 ; Sylves, 1893 ; Ériphyle, 1894 ; Sylves nouvelles, 1895), et revenir à un art classique (Stances, 1899-1901). Très célèbre jadis, Moréas, s'il eut en son temps une audience énorme, et si Apollinaire l'aimait, est aujourd'hui oublié. Tantôt dandy, tantôt imitateur servile de Verlaine ou de Mallarmé, cet écrivain haut en couleur et redouté pour sa vivacité d'esprit est plus connu comme théoricien du symbolisme en genèse que comme poète. S'il a ressemblé à son époque, son influence a sombré avec elle.