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Vincenzo Monti

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète italien (Alfonsine 1754 – Milan 1828).

Principal représentant de l'esthétique néoclassique, sa carrière fut jalonnée de palinodies politiques. En 1778, protégé par le neveu du pape Pie VI à Rome, il remporte un vif succès avec ses œuvres de style classique (la Prosopopée de Périclès, 1779 ; la Beauté de l'univers, 1781 ; le Pèlerin apostolique, 1782 ; les Pensées d'amour, 1784), ainsi que deux tragédies (Aristodème, 1787 ; Galeotto Manfredi, 1788) et prend une position antirévolutionnaire (La Bassvillienne, 1793). Mais, devant le succès des offensives napoléoniennes, il s'enfuit à Milan où il se transforme en démocrate convaincu (la Superstition, 1797) puis s'exile à Paris. Il reviendra, avec Bonaparte, comme professeur d'éloquence à l'université de Pavie (1802) et « historiographe du royaume » (1806). À cette période appartiennent bon nombre de ses œuvres courtisanes, la tragédie de Caius Gracchus (1802), le Barde de la Forêt-Noire (1806), mais aussi sa correspondance avec Mme de Staël. À la chute de l'Empereur, Monti offre aux Autrichiens Mystique Hommage (1815), Retour d'Astrée (1816), Invitation à Pallas (1819). Avant de s'opposer définitivement aux romantiques (Discours sur la mythologie, 1825), Monti prône à leurs côtés une langue littéraire nationale (Proposition de quelques corrections et ajouts au Dictionnaire de la Crusca, 1817-1826). Ses chefs-d'œuvre demeurent cependant la traduction de l'Iliade (1825) et celle de la Pucelle d'Orléans (publiée en 1878), et il excelle dans le registre intime (Pour la fête de ma femme, 1826).