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Miyazawa Kenji

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain japonais (Hanamaki 1896 – id. 1933).

Son itinéraire se situe en marge de tout mouvement et de toute école : adolescent, il compose des tanka, mais choisit de se spécialiser en chimie agricole. Profondément attaché à son pays natal, la région d'Iwate, très proche des paysans, il consacre des années de sa courte vie à l'amélioration de leur sort, dans leur travail quotidien comme dans leurs loisirs. Fervent adepte de la pensée de Nichiren (l'un des grands maîtres du bouddhisme japonais du Moyen Âge), qu'il tente avec passion de propager, il conçoit la littérature comme une mission (« À tous les êtres vivants, je voudrais apporter le vrai bonheur »). Ayant beaucoup écrit mais peu publié de son vivant – un recueil de poèmes, le Printemps et le démon Asura (1924) ; un livre de contes pour enfants, Un restaurant aux nombreuses commandes (1924) –, il fut reconnu après sa mort. Enracinée dans la vie réelle des paysans, véritablement populaire, animée d'un souffle religieux exempt de tout dogmatisme, son œuvre se caractérise par une vision cosmique de l'univers quasiment absente de la poésie japonaise traditionnelle. Dans ses récits pour enfants, l'humour alterne avec une atmosphère de rêve et de merveilleux qui fait penser à Andersen : la Nuit du train sur la Voie lactée (1935), Matasaburo-le-Vent (1935).