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Tanguy Malmanche

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Auteur dramatique français d'expression bretonne (Saint-Omer 1875 – Clichy 1953).

Il passa son adolescence à Brest et dans le manoir familial du Rest en Plabennec, et posséda très tôt la langue bretonne. Après des études de droit à Rennes, de lettres à Paris, et quelques emplois dans les bureaux (chemins de fer, assurances), il s'installa (1912) maître forgeron à Courbevoie. Dès 1898, il avait fait paraître quelques poèmes en breton dans la revue l'Hermine et, en 1903, il avait fondé le mensuel littéraire Spered ar Vro (l'Esprit du pays) qui n'avait connu que 4 numéros. C'est comme dramaturge qu'il devait se révéler. Sa première pièce, publiée en 1900 par l'Hermine et jouée en Bretagne, fut Marvailh an Ene naonek (le Conte de l'âme qui a faim) ; celles qu'il écrivit ensuite restèrent longtemps inédites : écrite vers 1900, Gwreg an Toer (la Femme du couvreur) ne devait paraître qu'en 1943 ; An Intanvez Arzhur (la Veuve Arthur), composée en 1907, fut publiée en 1973. Mais en 1923, il imprima lui-même, à 50 exemplaires, sur une presse à bras de sa fabrication, un chef-d'œuvre, Gurvan, mystère en vers, en 3 actes et une « éternité ». Puis ce furent en 1931 Ar Baganiz (les Païens), en 1943 Buhez Salaün lesanvet ar Fol (la Vie de Salaün surnommé le Fou), en 1950 An Antekrist (l'Antéchrist). Dans toute l'œuvre dramatique de Malmanche, la réalité bretonne se mêle au rêve, le monde des vivants est pénétré par le merveilleux ; souvent aussi les personnages y sont la proie d'étranges illusions : le réalisme y est indissociable du fantastique. Malmanche a écrit, en français, des contes qui ne manquent ni de truculence ni d'humour (la Tour de plomb, Kou le Corbeau) et des versions de ses pièces de théâtre qui sont très loin de valoir les originaux bretons, dont la langue drue, savoureuse et imagée est d'une extraordinaire musicalité.