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Malinké

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Les Malinké, au nombre d'une quinzaine de millions, dont la langue est le mandingue, sont appelés Dyula en Côte d'Ivoire, où ils sont musulmans, Bambara au Mali, Soussou en Guinée, et vivant dans les régions allant du Fouta au fleuve Niger. Ils ont une forte conscience de leur unité ancienne, conférée par l'appartenance à l'empire du Mali, fondé par Soundjata Keita, au début du xiiie cycle. Les griots, ces aèdes stipendiés groupés en castes endogames, ont conservé le souvenir des campagnes de Soundiata et permis de confronter leur mémoire avec les vestiges de l'archéologie. De multiples versions de ce cycle épique existent, recueillies auprès des griots des divers groupes malinké. De plus, cette épopée a donné lieu à de nombreuses adaptations littéraires en français, comme celle de l'historien D. T. Niane (Soundiata, 1960). D'autres épopées rappellent les faits de guerre des groupes malinké. La littérature des chasseurs a aussi été éditée. Les Malinké occupent une place centrale dans l'africanisme français : leur langue – le mandingue – a été étudiée depuis la fin du xixe siècle, mais ce n'est qu'à la fin du xxe qu'une standardisation permet d'entrevoir la fin de la fragmentation dialectale qui s'est opposée à la naissance d'une production écrite. Ils ont aussi créé un théâtre de farce, le Koteba, encore vivant aujourd'hui.