En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Philip Larkin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain anglais (Coventry 1922 – Hull 1985).

Romancier (Jill, 1946 ; Une fille en hiver, 1947), critique de jazz, il fut, avec Robert Conquest, le chef de file du « Mouvement » poétique de l'après-guerre. On a pu lui reprocher le caractère sinistre et l'antimodernisme de ses œuvres, mais il domine toute la seconde moitié du xxe siècle. Il s'inscrit, par l'ironie, la transparence du cœur et du verbe, dans le droit fil de la poésie libérale anglaise (le Vaisseau du nord, 1945 ; le Moins Trompé, 1955). Larkin s'y exprime par la voix d'un narrateur hésitant, exclu des joies de la société. Dans Mariages de Pentecôte (1965) et Fenêtres hautes (1974), il a recours à un langage familier, voire grossier, qui donne à ses meilleurs vers une allure d'épigrammes. La philosophie lugubre de ses textes paraît parfois proche de Beckett, même si quelques lueurs d'espoir viennent parfois éclaircir le pessimisme général. Larkin a également publié un recueil de souvenirs et de textes critiques (Écrits exigés, 1955-1982, 1983). En 1984, un an avant sa mort, il refusa de devenir poète lauréat.