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Kirghizstan

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Jusqu'au xxe s., les nomades kirghizes ne connaissent qu'une littérature orale, épique (Manas, Kedeï-khan, Kourmanbek), d'inspiration nationale, guerrière, et lyrique, où le peuple donne libre cours à ses plaintes et ses aspirations. L'union à la Russie (fin xixe s.) stimule l'apparition, face aux tenants de l'ordre patriarcal (Kalygoul, Moldo Kylytch), de thèmes de progrès social qu'expriment les akynes Toktogoul Satylganov (1864-1933), Togolok Moldo (1860-1942), Barpy Alykoulov (1884-1949). En 1917, la littérature kirghize met d'abord au service de la société nouvelle une poésie écrite dérivée des formes orales avec A. Oussenbaïev (1894-1963) et T. Moldo, puis apprend avec les poètes de l'Étincelle rouge (1924) à se dégager du modèle oral pour acclimater l'esthétique réaliste-socialiste et les genres européens : théâtre avec D. Bokonbaïev (1910-1944), D. Tourousbekov (1910-1943), Tokobaïev, Djantochev, poésie et fiction avec A. Tokombaïev (né en 1904), T. Sydykbekov (né en 1912), K. Baïalinov. Après la guerre, émerge une nouvelle génération de poètes – Osmonov (1915-1950), Oumetaliev (né en 1908), S. Eraliev (né en 1921), M. Abylkassimova (née en 1936) –, de prosateurs (N. Baïtemirov) et de dramaturges (K. Malikov, Abdoumomounov) libérés des schémas classiques, tandis que le roman donne avec Aïtmatov un écrivain majeur à la littérature russe.