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Julien

dit l'Apostat, en lat. Flavius Claudius Julianus

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Empereur romain (Constantinople 331 apr. J.-C. – en Mésopotamie 363).

Neveu de Constantin Ier, échappé au massacre de sa famille, il fut séquestré dans une bourgade de Cappadoce, puis put poursuivre ses études à Nicomédie et à Athènes. Instruit de la philosophie païenne, séduit par le néoplatonisme de Jamblique, il se lia avec saint Basile et Grégoire de Nazianze mais subit surtout l'influence de Libanios. Maître de l'Empire (361), il entreprit une restauration du paganisme sur le modèle de l'Église chrétienne, que sa mort prématurée, dans une campagne contre les Perses, rendit sans lendemain. Il a célébré, en grec, son séjour à Lutèce (356-57) et laissé des écrits philosophiques et satiriques : les Césars, Hymne au roi Soleil et Misopogon (l'Ennemi des barbes), pamphlet dans lequel, à l'occasion d'une sédition des habitants d'Antioche qui critiquaient sa politique religieuse, il s'en prend avec violence aux Syriens, dont il oppose la luxure et la vanité à la saine vertu de l'ancienne romanité et de la Lutèce des Celtes. Vigny fut fasciné par Julien (« Si la métempsycose existe, j'ai été cet homme », Journal, 1833), Ibsen a fait de lui le héros de son drame Empereur et Galiléen (1873), et l'Apostat a inspiré aussi bien le dramaturge italien P. Cossa (1877) que le poète tchèque J. Vrchlicky (1885), le romancier russe D. S. Merejkovski (1894) ou Nietzsche dans son Ecce homo.