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Ishikawa Jun

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain japonais (Tokyo 1899 – id. 1987).

Nourri dès l'enfance des classiques chinois, il s'attache également à la littérature française moderne, en particulier à l'école symboliste et à Paul Valéry. Il fait des études de français à l'École des langues étrangères à Tokyo, et traduit Anatole France, Gide et Molière. Il revient à la création romanesque à 36 ans, et obtient en 1936 le prix Akutagawa pour le Bouddhisattva de la Grande Merci. Son livre, le Chant de Mars (1938) est censuré pour son antimilitarisme. Pendant la guerre, il se consacre à la critique littéraire (Essai sur Mori Ogai, 1941 ; les Grandes Lignes de la littérature, 1942), mais c'est après la défaite qu'il donne la pleine mesure de son talent : Jésus dans les décombres (1946), la Légende dorée (1946), l'Immaculée Conception (1947), où il utilise de façon très personnelle des images du christianisme, le Faucon (1955), les Asters (1956), considéré comme chef-d'œuvre, Biographie de personnages bizarres des provinces (1957), qui se rattache directement au courant populaire de la littérature d'Edo (xviie-xixe s.), jusqu'à son dernier roman fantastique Chroniques du vent fou (1980). Il est considéré, notamment par Abe Kobo, Fukunaga Takehiko, Oe Kenzaburo, qu'il a influencé, comme l'une des figures littéraires les plus marquantes du xxe s.