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Gyula Illyés

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain hongrois (Rácegres 1902 – Budapest 1983).

Après l'échec de la Commune hongroise, il s'exila à Paris, où il se lia avec les poètes surréalistes. Rentré dans son pays (1925), il s'imposa comme poète (Terre lourde, 1928 ; Regain, 1929 ; Sous des cieux en mouvement, 1935), succédant à Babits, en 1941, à la direction de la revue Nyugat (Occident), qui, rebaptisée Magyar Csillag (l'Étoile hongroise), sera interdite par les Allemands en 1944. Après la défaite française (1940), il publia en témoignage de solidarité un Trésor de la littérature française (1942). Au lendemain de la guerre, il dirigea la revue Válasz (la Réponse), puis se retira de la vie publique. Son poème, Cent vers sur la tyrannie, vigoureuse dénonciation de la dictature, paraît pendant la révolution de 1956. Après plusieurs années de silence, il publie de nouveaux recueils (Nouveaux Poèmes, 1961 ; la Voile qui penche, 1965 ; Noir et blanc, 1968 ; Testament singulier, 1977). Son œuvre narrative (Radicelles, 1971 ; Comme les cigognes, 1972) comprend aussi un célèbre essai sociologique consacré aux conditions de vie des paysans hongrois (Ceux des pusztas, 1936) et un roman autobiographique (les Huns à Paris, 1943). Mêlant dans Sur la barque de Caron (1970) les poèmes aux méditations sur l'art et la destinée humaine, il donne à son lyrisme une orientation plus réaliste (Patrie en haut, 1973) sans renier toutefois l'héritage surréaliste.