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P'aolo Djibrailis dze Iachvili

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète géorgien (Argveti, rég. Satchxere, 1894 – Tbilisi 1937).

Issu d'une famille noble, il part étudier la peinture à Paris à l'École du Louvre (1913-1915), où il se lie d'amitié avec Apollinaire, Modigliani et Picasso et découvre le symbolisme. À son retour en Géorgie, il fonde les Tsisperi q'ants'ebi (Les Cornes d'Azur) et traduit en géorgien Pouchkine, Baudelaire, Rimbaud et Verhaeren. Aux motifs lyriques et intimistes du symbolisme (Eau forte, 1919 ; les Nuits d'Argveti, 1926 ; magida – tchemi p'arnasi Table – mon Parnasse, 1932), il mêle des thèmes sociaux. Rallié à la Révolution, il chante la société nouvelle (Adresse à la Colchide, 1937 ; Maltaq'va, 1937). Il se suicide lors de la grande purge stalinienne de 1937 qui décapita l'intelligentsia caucasienne, laissant un poème inachevé, le Chemin de la paix.