En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Edward James, dit Ted Hughes

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète anglais (Mytholmroyd, Yorkshire, 1930 – North Tawton, Devon, 1998).

Issu d'une famille modeste, il grandit dans une région déshéritée. En 1956, il épouse la poétesse américaine Sylvia Plath et il part enseigner à Amherst (Massachusetts). Hughes publie son premier recueil en 1957, le Faucon sous la pluie, où il chante les énergies de la nature. Le couple revient s'établir en Angleterre en 1959 ; suite à leur rupture, Sylvia Plath se suicidera en 1963. Romantique bourru, féru d'anthropologie, Ted Hughes dit la férocité du désir de survie pris dans les cycles naturels de la création et de la destruction (Wodwo, 1967 ; Corbeau, 1970). À partir des années 1970, son œuvre semble s'apaiser, devenir plus accessible ; la suite poétique Gaudete (1977) situe dans un village d'Écosse les rites dionysiaques. Créateur en 1968 de la Fondation Arvon, école d'écriture pour apprentis poètes, il collabore avec le metteur en scène Peter Brook pour inventer le langage « primitif » parlé dans le spectacle Orghast (1971). En 1984, il succède à John Betjeman comme poète-lauréat. Outre ses recueils poétiques, on lui doit une traduction des Métamorphoses d'Ovide (1998) et un ouvrage théorique (Shakespeare et la déesse de l'Être complet, 1992). Ted Hughes concevait le poète comme un « chaman », magicien investi d'une mission transcendantale.