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George Robert Gissing

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Romancier anglais (Wakefield 1857 – Saint-Jean-de-Luz 1903).

Marié à une prostituée puis à une servante, proie constante de la misère, en Amérique puis à Londres, il vit de divers travaux littéraires. Admirateur de Balzac et de Dickens, puis de Zola, ses romans, souvent autobiographiques, évoquent la démoralisation du prolétariat et, après une phase d'espoir socialiste (les Travailleurs de l'aube, 1880), reflètent sa rancœur : la pauvreté pervertit, notamment les femmes (les Déclassés, 1884 ; Démos, 1886). Prédisant la dégradation du monde littéraire en proie au mercantilisme (New Grub Street, 1891), il évoque, à travers la peinture amère de son expérience, les leurres et les erreurs de l'intelligentsia. Né en exil (1892) reflète sa méfiance envers la démocratie, tandis que les Femmes sans emploi (1893) s'intéresse à l'émancipation intellectuelle et économique de la femme. Les romans de Gissing sont autant de chroniques du malheur, qui dénoncent la vulgarité et la mesquinerie de la petite-bourgeoisie, sa sottise et ses pitoyables faux-semblants.