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Edmond Gilliard

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain, critique d'art et de littérature suisse de langue française (Fiez-sur-Grandson 1875 – Lausanne 1969).

Après une enfance campagnarde et des études de lettres à Lausanne, il séjourne à Paris, devient précepteur et enseignant, dirige, avec Ramuz et Budry, les Cahiers vaudois (1914). Pour la Gazette de Lausanne et la Bibliothèque universelle, il rédige de nombreuses critiques d'art et de littérature. Non-conformiste cultivé, Gilliard dénoncera les institutions qui abêtissent l'homme, l'école, qui tue l'esprit critique et ne transmet plus les beautés de la langue et les mystères de la littérature (Alchimie verbale, 1925 ; l'École contre la vie, 1942). Il s'attaque aussi à l'Église (protestante) et à son moralisme exsangue. Dans la Dramatique du moi (1936-1940) et dans le Journal (1945-1952), il met en pratique son goût de la liberté, son amour de l'art et de la littérature, toute sa volonté d'inventer, à son tour, une langue neuve et personnelle. Avec Ramuz, Gilliard a été l'un des représentants les plus importants de la vie culturelle romande dans la première moitié du xxe siècle.