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Gilgamesh

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Héros de poèmes épiques akkadiens et sumériens. La littérature sumérienne ne connaît qu'un cycle de poèmes indépendants qui n'ont en commun que d'illustrer la geste d'un même héros. Ainsi le poème Gilgamesh et Agga raconte la rivalité entre le seigneur d'Ourouk et son suzerain le roi de Kish, qui peut se rapporter à des événements historiques (on possède une inscription du père de cet Agga de Kish). D'autres poèmes comme Gilgamesh et le Pays des vivants ou Gilgamesh et le Taureau céleste font place au merveilleux (apparition du monstre Houmbaba, interventions d'Innanna, la déesse sumérienne de l'amour).

La plupart des mythes relatifs à Gilgamesh ont été rassemblés en un récit unique, rédigé en langue akkadienne, à l'époque palé-babylonnienne (xviiie-xviie s. av. J.-C.) : il ne reste plus que des fragments de cette œuvre, dont la spontanéité ne se retrouve plus dans la version tardive, connue par la bibliothèque du roi assyrien Assurbanipal (669-626 av. J.-C.), et qui ne couvrait pas moins de 12 tablettes, d'environ 300 vers chacune.

Le thème central de l'épopée akkadienne est celui de l'amitié entre deux hommes, le roi d'Ourouk Gilgamesh et son compagnon Enkidou, d'abord présenté, par la déesse Aruru, comme un rival du monarque, sous la forme d'un être brutal et fruste que Gilgamesh arrivera progressivement à initier à la civilisation. La mort d'Enkidou met fin aux exploits (très semblables aux travaux d'Hercule) que tous deux accomplissaient. Dès lors, hanté par la disparition de son ami, Gilgamesh poursuit le secret de l'immortalité. Il le cherche auprès d'Outa-napishtim, le « Noé babylonien » : après lui avoir raconté le Déluge, auquel il échappa, ce dernier donne au héros plusieurs conseils qui se soldent tous par un échec (notamment lorsque le serpent lui ravit l'herbe qui porte le souffle de la vie). Gilgamesh rentre à Ourouk et, après avoir évoqué l'ombre d'Enkidou – qui lui décrit la vie dans l'au-delà –, il se résigne à sa condition de mortel. Il existe des versions hittite et hourrite de l'épopée de Gilgamesh, qui fut connue de tout le Moyen-Orient et probablement enseignée dans les écoles.