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Lorand Gaspar

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète français (Tirgu-Mures, Roumanie, 1925).

Traducteur de l'allemand (Rilke), de l'anglais et du hongrois (Pilinzki), il choisit pourtant le français comme langue d'expression. Ce nomadisme se poursuit avec le découverte du Proche-Orient, « le Grand Midi », où Gaspar, médecin des hôpitaux, rencontre le désert (le Quatrième État de la matière, 1966 ; Sol absolu, 1972), coup de foudre et point de départ d'une réflexion métaphysique sur les pierres, la géologie, la matière et sa vie, l'aube (Carnets de Jérusalem, 1997). La Méditerranée, chargée de toute sa mémoire, de ses voix (Cavafy, Seféris), est un autre lieu central, décisif pour la méditation. En 1978, Approche de la parole questionne le rapport intime de « communion profonde » qui lie, sous l'égide de Spinoza, le corps de l'homme au monde. C'est sous le signe de l'unité (celle aussi du poète et du chirurgien) du passage, que cette parole ouverte, humaniste, se déploie. Le monde est immanence et présence : il n'autorise pas la nostalgie, mais nous réclame. Des proses (Approche de la parole, 1978 ; Feuilles d'observation, 1986), des photographies complètent une démarche authentiquement personnelle.